En quoi ce chapitre est-il représentatif du conte Candide?

 

 

 

Plan du texte:

3 parties: 

- Ligne 1 à 9: Éloge ironique de la guerre

- Ligne 10 à 20: Attaque contre la raison puis pathétique

- Ligne 21 à 22: Tous les hommes sont responsables

 

Plan du commentaire:

 

1) La naïveté du héros Candide

 

a.  Il assiste à un spectacle visuel et sonore: (l.1-3) "Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien…" ( "si" pour souligner l'enthousiasme du jeune Candide qui voit la guerre comme un spectacle) + "les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours,…" (= domaine auditif).

 

b.  Il adoucie les pertes et utilise uniquement des chiffres approximatifs: euphémismes (paragraphe 1) comme " ôta du meilleur des mondes"/ "renversèrent" (pour ne pas dit tuait) + "à peu près 6000 hommes"/ "pouvait bien se monter"

 

c.  Il associe les 2 armées, elles sont identiques pour lui: (paragraphe 2) les 2 camps sont identiques donc absurdité de se battre + " de même" et sonorités proches entre Albares et Bulgares.

 

2) La dénonciation de la guerre

 

a.  La mise en accusation des responsables: les rois et la religion avec le "Te Deum"

 

b.  La philosophie de Leibniz et les héros dénoncés ironiquement: avec l'euphémisme pour évoquer la désertion (l.11/12) + "Héros" à la fin mélangé aux Bulgares et aux Abares -> les violeurs sont aussi "des héros". On associe le viol à "un besoin naturel" (=ironie)

 

c.  L'horreur de la guerre montrée pathétiquement: avec un tableau ( "Ici",… "Là") horrible en gradation: les bébés, les femmes, les vieux puis le viol et enfin les femmes qui demandent la mort. + "la boucherie héroïque" 

 

Intro: dire ce qu'est un conte philosophique. Puis situer le passage. Les philosophes des Lumières en profitent pour exposer leurs 

idées.

 

Conclusion: Cette page est représentative du conte car derrière un récit plutôt amusant, Voltaire assène des vérités violentes en variant les plaisirs en passant de l'ironie au pathétique.  

+ élargissement page 543 avec l'article de l'Encyclopédie "Guerre".